Jérôme Lefebvre










L'Orphée de Rilke vendredi 18 novembre 20h
Paris 1° - Festival en toutes Lettres - Conservatoire Mozart - salle 101
7 passage de la Canopée - invité : Daniel Ciampolini (percussions)




Pascale Labbé, voix
François Cotinaud, saxophone et clarinette, voix
Jérôme Lefebvre, guitare, voix



L’ensemble Luxus est né de la complicité entre François Cotinaud, Pascale Labbé et Jérôme Lefebvre qui ont collaboré au sein du projet Text'up. Ils utilisent les formes musicales les plus diverses pour composer et improviser avec des textes.
Aujourd'hui c'est la poésie de Rainer Maria Rilke extraite des "sonnets à Orphée" qu'ils mettent en musique.

L'Orphée de Rilke
Orphée le musicien, chanteur et enchanteur nous fait entendre -pour peu que nous sachions l'écouter- cette mélodie des choses chère à Rilke. A travers les Sonnets à Orphée, le poète nous parle de notre humanité et de notre rapport au monde.

De ces poèmes habités par la lyre et le chant d'Orphée, chaque membre de l'Ensemble Luxus a composé des pièces qui portent ces textes à nos oreilles, avec le souci de la musicalité, de l'intelligibilité et du sens. Ainsi se révèle une grande diversité d'univers musicaux dans lesquels le personnage d'Orphée, fil d'Ariane de ce voyage sonore dans l'univers rilkéen, donne toute la cohérence.

Ce projet a donné lieu à l'enregistrement du CD l'Orphée de Rilke sorti en juin 2016 et suivi de concerts en France et à l'étranger.

"Les réécritures du mythe d’Orphée s’attachent en général à explorer les possibilités du chant et ses capacités d’enchantement du monde. Rainer Maria Rilke, dans ses Sonnets, interroge les limites de la musicalité et du son, qu’ils proviennent du personnage, de sa lyre ou bien de la nature qui l’entoure. Le silence, souvent défini comme absence de bruit, devient dès lors un instant où se déploient le son et le sens : loin de n’être que négative, cette notion est ici – comme en musique – nécessaire à l’épanouissement des mots, ainsi qu’à la méditation du récepteur. Avec Orphée, Rilke trouve le silence en soi après un long processus de maturation, depuis Les Cahiers de Malte Laurids Brigge jusqu’aux Elégies de Duino, et s’intéresse à toute la palette de sonorités que lui offre l’espace poétique : silence, chuchotis, bruit, cri, chant… Dans ces vers, le personnage sombre dans le « presque rien », sa mélopée se transforme en murmure indistinct, paradoxalement plus vivant que jamais, car il est ici une trace persistante que suit le poète."